
Bamako 11 mars 2011, au CESAC. La nation malienne reconnaissante envers ses dignes fils et filles, vient d’honorer cinq acteurs bien connus du monde de la lutte sans failles contre le virus du Sida, dans notre pays. Cela à l’occasion du 20 Janvier dernier, cinquantenaire de l’Armée Malienne. Occasion pour les responsables d’ARCAD/Sida de fêter lesdites décorations. Les nominés sont Dr Alou SYLLA qui devient Officier de l’ordre national, tandis que Mme KANE Aïssata SACKO, Mme DJERMA Oumou DIARRA, Mme COULIBALY Aminata SIDIBE et M. Modibo DIARRA bénéficient du grade de chevalier de l’ordre national.
Plusieurs années d’expérience de lutte contre l’épidémie du VIH/SIDA ont confirmé que la promotion et la protection des droits humains constituent une composante essentielle dans la prévention de la transmission du VIH, la réduction de la vulnérabilité et de l’impact du VIH/SIDA.
Néanmoins, dans la pratique :
Les Droits Humains fondamentaux des personnes vivant avec le VIH/SIDA, tels que le droit à la non-discrimination, à une protection égale et à l’égalité devant la loi, à la vie privée, à la liberté de mouvement, au travail, à un accès égal à l’éducation, à un logement, aux soins de santé, à la sécurité sociale, à l’assistance et au bien être, sont souvent l’objet de violation selon la connaissance ou la présomption de leur statut sérologique.
Le manque de respect des droits humains continue à accroître la vulnérabilité à l’infection au VIH des individus et de toute la société. Les individus ou groupes d’individus qui souffrent de la discrimination et du manque de protection de leurs droits humains sont à la fois plus vulnérables à l’infection et sont moins en mesure de supporter le fardeau du VIH/SIDA. Les réfugiés, les migrants, les prisonniers, les homosexuels, les prostitués, et les drogués qui s’injectent le produit sont susceptibles d’être plus vulnérables à contracter le VIH parce qu’étant souvent incapables de jouir de leurs droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels. En outre, les inégalités de genre accroissent la propagation de l’épidémie, et son impact disproportionné sur les femmes.
La réponse à l’épidémie du VIH est entravée en raison de l’impossibilité de jouir des libertés de parole et d’association, du droit à l’information et à l’éducation des groupes de personnes infectés et affectés et de la société civile en général.
C’est dans ce cadre et fort de ce constat que AfriCASO en partenariat avec OSIWA, met en œuvre le projet « Droits Humains et VIH/SIDA. Ce projet, étant essentiellement axé sur la promotion des droits des personnes infectées et/ou affectées par le VIH/SIDA, s’intéresse également aux questions de genre, de bonne gouvernance et de justice.
Ainsi donc, du 24 au 26 janvier 2006, s’est tenu à Conakry (Guinée) un atelier régional de planification du projet auquel ont assisté les organisations chargées de la mise en œuvre : SWAA/Gambie, SWAA/Sierra Leone, ROSIGUI pour la Guinée, CEFARAD pour le Mali, SWAA International, RAP+ et AfriCASO. Il s’est agi au cours des travaux de mettre à jour les connaissances sur le projet « Droits humains et VIH/SIDA », de partager des informations sur la situation en matière de droits humains et VIH/SIDA dans les quatre pays sélectionnés (Gambie, Guinée, Mali et Sierra Leone), de partager et adopter des indicateurs et outils de suivi, d’analyse et de plaidoyer adaptés au niveau pays, et enfin, d’adopter un cadre logique et un plan d’action budgétisé pour la mise en œuvre du projet au niveau pays et au niveau régional.